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Communiqué de presse

1 an après le début du projet, 5 apprentissages d'une entrepreneuse en herbe
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Aujourd'hui, cela fait un peu plus d'un an que Robin Liétar et Salomé Tenenbaum se sont lancés à fond dans l'aventure entrepreneuriale. S'il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir, Salomé livre ses premiers apprentissages de startupeuse.
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"Qu’on baigne ou non dans l’ecosystème, on entend régulièrement de nombreuses choses à propos des startups. Lorsqu’on se lance, on a en tête les grands succès de la French Tech qui nous mettent des paillettes dans les yeux : Payfit, Qonto, Alan… Autant de belles histoires qui inspirent et qui font rêver. Dans la réalité, le quotidien de fondateur d’une startup n’est pas aussi rose, surtout au début, mais il est riche d’aventures et d’apprentissages. Après 1 an à travailler presque non-stop sur Vegg’up, j’avais envie de livrer mes 5 grands apprentissages, qui font de cette expérience un enrichissement professionnel mais aussi personnel.


Apprentissage #1 : une association réussie est nécessaire à la réussite d’un projet « unis dans l’adversité »


Si on lit un peu tout ce qui se dit sur le web pour bien lancer un projet, un des premiers conseils qui revient souvent est de trouver le ou la bon(ne) associé(e). D’expérience et après un an, je confirme que c’est essentiel et qu’une équipe soudée de cofondateurs présente de nombreux avantages. Je vois dans mon entourage de nombreux entrepreneurs qui se lancent seuls (souvent des hommes d’ailleurs… cela mérite peut être réflexion). Je suis extrêmement admirative de ces personnes qui arrivent à croire en leur projet et à se mobiliser sans avoir quelqu’un dans le même bateau avec qui partager les bons moments, les doutes et les angoisses. Quand j’étais en école et que l’entreprenariat n’était encore qu’un fantasme théorique, je me disais que je pourrais être capable de me lancer seule : aujourd’hui, je sais que je n’aurais pas tenu trois semaines si j’avais été seule sur ce projet.


  • Rechercher la complémentarité

Avec Robin, mon associé, nous avons des profils très complémentaires : un profil business, un profil plus technique, l’idéal quand on se lance dans un projet tech ! En fait, au delà de nos compétences, c’est notre personnalité et notre vision des choses qui est complémentaire et vraiment bénéfique. Le test de personnalité MBTI révèle d'ailleurs que nous avons des types de personnalités diamétralement opposés : loin de générer un conflit, cela crée une véritable dynamique quand il s’agit de réfléchir à un nouveau projet ou de trouver la solution à un problème.


  • Communiquer

Robin et moi ne sommes ni en couple (ça mérite de le préciser puisque c’est une question qui revient un peu trop souvent à notre goût), ni cousins, ni amis d’enfance : c’est autour de Vegg’up que nous nous sommes rencontrés et que nous avons appris à nous connaître. Quand on passe 80% de son temps avec une personne, c’est sûr que cela crée des liens vite ! Mais ce qui fait qu’aujourd’hui nous parvenons à être alignés dans nos visions et notre façon de faire, ce n’est pas parce que nous avons une entente cosmique qui rend tout facile. Nous avons provoqué cette dynamique en mettant la communication au coeur de nos relations. Le deal : si on a un problème, un stress ou un doute, il faut s’en parler. Nous avons appris à nos dépens qu’une communication régulière et pacifiée sur le projet mais aussi nos émotions est une excellente façon d’avancer ensemble et de désamorcer toute possibilité de conflits.


Apprentissage #2 : Perséverer et positiver


Dans une très jeune startup comme Vegg’up, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Chez nous, « business as usual » n’existe pas : nous sommes en perpétuelle construction du projet, de notre business model, de nos offres, de notre produit, de notre équipe… Et souvent, on se prend des murs et on réalise qu’on est allés dans la mauvaise direction. 


En octobre 2017, nous étions prêts à lancer notre application sur iPhone : tout était prêt, nous avions préparé minutieusement le lancement et communiqué sur la date de sortie. Deux semaines avant la sortie officielle, nous sommes pris d’un instant de lucidité (on ne le saura que plus tard), et décidons de faire tester une dernière fois l’application à nos beta testeurs, qui avaient testé en juillet une maquette améliorée de l’app pas totalement fonctionnelle. Si nos testeurs étaient convaincus par le test de juillet, lorsque nous leur faisons tester l’app finale en octobre, tout s’écroule : presque unanimement, ils nous expliquent que l’usage que nous avons pensé, un calendrier proposant des menus sur une semaine, ne correspond pas du tout à leurs habitudes et à leurs usages. Presque la mort dans l’âme, nous décidons de ne pas lancer cette version en octobre et de tout repenser en prenant en compte les feedbacks de nos testeurs. 


Pour nous, cela a été un moment vraiment difficile : après avoir travaillé 4 mois, y compris l’été, sans relâche, nous avions l’impression que tout était à mettre à la poubelle. Mais nous nous sommes remotivés, avons fait preuve de résilience et avons persévéré pour sortir la version actuelle. En 4 mois, nous avions plus de 10 000 inscrits : nul doute que nous n’aurions pas obtenu ces chiffres avec la version d’octobre… 

Cet exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres qui m’a fait prendre conscience que la persévérance était essentielle pour mener à bien un projet. Il y aura toujours des moments de déconvenue, et il est toujours important de savoir se remettre en cause. Mais il faut savoir rester positif et persévérer. Etant la pessimiste de notre duo d’associés, j’ai appris qu’il faut savoir voir le verre à moitié plein et célébrer les petites victoires. Envisager le pire peut être productif tant qu’il n’atteint pas le moral de votre associé, de votre équipe, et qu’il ne vous empêche pas d’être fier(e) de ce que vous avez accompli. C’est un de mes apprentissages clés, que j’ai encore du mal à mettre en oeuvre aujourd'hui (mais j'y travaille !).


Apprentissage #3 : Savoir s’entourer


On lit aussi beaucoup qu’être un entrepreneur est une aventure assez solitaire, même si on est plusieurs cofondateurs. Effectivement, après un an, je pense qu’on peut rapidement s’enfermer entre 4 murs à 2 ou 3 à réfléchir en vase clos à un projet. Pour l’avoir fait un tout petit peu, j’ai vite constaté que ça ne menait à rien et qu’il fallait avoir l’humilité et la modestie de solliciter des avis régulièrement. Savoir s’entourer est essentiel pour faire avancer le projet, mais aussi pour le moral. Nous sommes depuis un an dans des incubateurs qui nous accompagnent. Pour moi, cela a été un des éléments essentiels pour avancer dans la bonne direction et pour rester motivés. Sortir de chez soi tous les jours pour aller « au bureau » , échanger pendant la journée avec d’autres entrepreneurs qui rencontrent des challenges similaires sur des projets différents, tout ceci constitue une vraie bulle d’oxygène. Après un an, je me rends compte que mon équilibre et ma motivation ont beaucoup été boostés par les personnes avec qui nous interagissons au quotidien.


  • S’entourer d’entrepreneurs : créer un climat de travail agréable et stimulant

Trouver un incubateur qui nous corresponde nous a pris un peu de temps. Aujourd’hui, nous sommes incubés par l’incubateur de l’association MakeSense depuis mars. Cette aventure, en plus d’apporter un énorme coup de boost à notre projet, a été aussi humaine : là bas, nous avons rencontré d’autres entrepreneurs inspirants, qui rencontraient les mêmes galères que nous, avec qui nous échangeons, nous déjeunons et nous rigolons. Cela peut paraître futile, mais c’a été un facteur essentiel dans les moments plus durs du projet.


  • S’entourer de mentors : savoir apprendre de meilleurs que soi

Notre cas est un peu particulier : nous nous sommes lancés tout de suite après nos écoles respectives, avec beaucoup de motivation, d’énergie, mais peu d’expérience et de réseau. Conscients de ces « faiblesses », nous avons toujours cherché à nous entourer de personnes qui pourraient nous conseiller et nous aider à prendre des décisions. Après un an, je pense que nous avons rencontrés plus de 100 personnes pour solliciter des avis sur des sujets diverses comme le design, le marketing digital, le commercial ou les financements. Non seulement cela nous a beaucoup aidés à débloquer des situations pour lesquelles nous ne nous sentions pas armés, mais je pense que c’est un enrichissement incroyable de pouvoir échanger avec des personnes qui aiment votre projet et sont prêtes à dédier un peu de leur temps pour vous aider. 


Apprentissage #4 : Faire attention à soi


J’avais envie d’écrire un témoignage sur la vraie vie d’une startup très early stage. Inutile donc de mentir : cette année n’a pas été pour moi de tout repos, et j’ai traversé de nombreux moments difficiles. 


J’avais lu quelque part que le compagnon quotidien d’un entrepreneur est le doute : est ce que ce que je fais vaut la peine que je fasse tant d’efforts ? est ce que je vais y arriver ? Pour une nature assez pessimiste comme la mienne, cela m’est arrivé à plusieurs reprises que le doute, au lieu de devenir un moteur, comme il l’avait toujours été dans mes études, me paralyse. J’attaque donc cette rentrée avec une nouvelle résolution : bien se connaître, et faire attention à soi. 


Cela implique des choses différentes pour chacun. De mon côté, j’ai fini par renoncer à travailler trop le week end (j’écris ces lignes un dimanche, mais on va dire que ça ne compte pas). Je préfère être très productive la semaine, et m’accorder deux jours de breaks pour revenir les idées claires le lundi. Moi qui n’ai jamais été une grande sportive, je n’ai quasiment jamais loupé une séance hebdomadaire de sport pendant un an (une grosse performance pour moi). Cet été, j’ai pris deux semaines de vacances de rang car je sentais que j’en avais besoin pour recharger mes batteries. 


L’entrepreneur qui réussit n’est pas forcément celui qui travaille la nuit, dès 8h du matin et le week end : chacun son fonctionnement. Créer une startup est un véritable marathon : il faut bien se connaître pour tenir sur la distance. Pour garder le moral et rester productif, je pense qu’il est essentiel de s’accorder des moments à soi, ou on peut se ressourcer pour revenir 2 fois plus motivés et performants.


Apprentissage #5 : Avoir (un peu) confiance en son intuition et ne pas se laisser faire


Pendant les 6 premiers mois du projet, où nous travaillions sur notre application sans l’avoir encore confrontée au marché, nous avons rencontré beaucoup d’interlocuteurs et de mentors. A plusieurs reprises, une fois que j’expliquais ce qui nous animait avec Vegg’up et ce que nous voulions construire, on m’a dit avec un petit sourire « Mais enfin, tu n’as pas fait HEC pour faire ça non ? » . Réflexion lancée avec un ton complice et amical, qui sous entend « tu n’as quand même pas fait HEC pour lancer une petite application juste parce que c’est en accord avec tes convictions ? ». La première fois, j’ai été destabilisée et vexée. La deuxième fois, je me suis demandée ce que cette phrase voulait dire vraiment. Après un an et avec un peu de recul, j’ai appris plusieurs choses qui vont, je pense, m’accompagner pour le reste de ma vie active :


  1. J’ai fait HEC pour me donner la possibilité de faire ce que je voulais plus tard. Aujourd’hui, c’est créer Vegg’up. Donc, finalement si, j’ai bien « fait HEC pour faire ça ». 
  2. Entreprendre, c’est mettre les mains dans le cambouis : les études supérieures et les Grandes Ecoles vous donnent la théorie, la capacité de travail et d’adaptation. Mais c’est sur le terrain qu’on apprend 80% de ce qui sert dans le quotidien d’un entrepreneur
  3. J’ai appris à ignorer les remarques blessantes et et non constructives. Si je suis toujours prête à me remettre en question (parfois un peu trop), à écouter des conseils éclairés et à m’améliorer, je n’écoute plus les retours méchants gratuitement, donnés avec un sourire sous couvert de « je te dis ça pour t’aider » .


Cet article n’est bien sûr que le reflet de ma propre expérience après un an à travailler pour Vegg’up et je ne prétends pas détenir une vérité universelle. Chaque entrepreneur vit son aventure différemment, et en tire les apprentissages qui lui permettent d’avancer. En revanche, ce que je peux dire de source sûre, c’est que chaque entrepreneur apprend. "

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