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Communiqué

3 questions à Thomas Fauré : Pourquoi et comment vivre sans Facebook en 2020 ?
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Le point de vue de Thomas Fauré - 3 questions pour comprendre l'emprise du groupe Facebook sur le monde à l'occasion de la journée mondiale sans Facebook

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À l’occasion de la 10ème Journée sans Facebook, ce vendredi 28 février, Thomas Fauré soulève une question que tout le monde se pose mais où peu agissent : peut-on vivre sans Facebook en 2020. Pour rappel, le groupe Facebook détient évidemment le réseau social éponyme mais également Instagram, WhatsApp, Messenger et Workplace (réseau social pour les entreprises). 

Quel bilan faites-vous du groupe Facebook ?

En près de 15 ans, Mark Zuckerberg a réussi un tour de force phénoménal et impressionnant : créer un mastodonte de la technologie. Aujourd’hui qui ne connait pas Facebook ? Qui n’utilise pas une des applications du réseau social ?

Le groupe Facebook en quelques chiffres (2018), c’est : 55 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 22 milliards de dollars de bénéfice avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois. Proposer un réseau social au début des années 2000 a été une véritable révolution, cette idée de génie part d’une si belle intention : réunir les personnes via Internet.

Mais 15 ans plus tard, le constat est tout autre. Facebook est dans la tourmente depuis le scandale Cambridge Analytica en mars 2018 et une défiance sans précédent s’est installée envers la plateforme de Mark Zuckerberg.

L’exploitation des données, la publicité ciblée, les algorithmes calculés, les failles de sécurité, la modération relative, le partage d’informations, les fake news, autant de sujets qui ont été soulevés par Facebook. Malgré ses techniques douteuses, le grand public est encore peu sensibilisé sur ces problématiques qui remettent pourtant en cause nos libertés. A nous, plateformes européennes et souveraines, de prouver qu’un autre usage d’Internet est possible pour recouvrer notre souveraineté numérique.


Quelle est l'emprise du groupe Facebook en 2020 ?

Pour vous inscrire sur un site internet ou une application, que faites-vous ? Vous remplissez tous les champs d’inscription ou vous vous connectez votre compte Facebook ou Google ? Autre question, si vous souhaitez communiquer avec un ami quelle application allez-vous utiliser ? Messenger ? WhatsApp ? Nos réponses seront généralement en faveur des GAFA et vers la simplicité et la rapidité. Mais quels risques se soulèvent ? Les GAFA ont pris une telle ampleur dans notre vie quotidienne.

Et cette ampleur ne se limite plus à nos sphères privées, elle déteint également dans nos sphères professionnelles : combien d’équipes ou de collaborateurs échangent sur WhatsApp ? Combien de marques utilisent Facebook et Instagram ?

Précisons que les données récoltées par Facebook et consorts sont exploitables par les instances américaines (NSA, Police, Justice). Ces constats ne font que renforcer mon idée profonde : l’emprise de Facebook est omniprésente et nous sommes devenus sa colonie numérique.

Cette emprise que Facebook a désormais sur le monde, ou du moins la moitié de la population mondiale, est pour moi tout simplement dangereuse. Elle met en péril nos capacités de choix, nos libertés individuelles et collectives sans respecter notre vie privée. Est-ce parce qu’il s’agit de données « virtuelles » que le monde ne s’en inquiète pas ? Si une personne physique possédait toutes ces informations à votre égard, seriez-vous inquiet ? Si cette personne utilisait ces informations pour altérer votre jugement ou vos choix, prédire vos comportements, la laisseriez-vous faire ? Toutes ces questions, nous devons nous les poser et surtout apporter des solutions pour éviter ces dérives.


In fine, quel est le. mal à laisser Facebook avoir cette emprise ?

Bien évidemment tout le monde peut se poser cette question. Il n’y a aucun mal à nous proposer des publicités, des contenus qui nous intéresseraient plus que d’autres, il n’y a aucun mal à partager des données avec d’autres entreprises puisque « nous n’avons rien à cacher ». Mais pousser à son paroxysme ces actes ont affecté nos démocraties et ont été capables d’altérer ou d’orienter nos jugements. Au quotidien, la prédictibilité de nos comportements, de nos angoisses, de nos agissements est-elle permissible ? Je ne peux pas m’y résoudre.

Depuis Cambridge Analytica, la régulation de ces plateformes a été la première solution mise en place par les États. Mais ce n’est qu’une partie de la solution. Les taxes autour des GAFAM pullulent en Europe, la monnaie Libra a été condamnée à son statut embryonnaire par les ministres de l’économie et banques, les amendes records pleuvent sur Google et Facebook, de nouvelles lois ont été créées pour tenter de les contrecarrer (le RGPD en Europe ou le CCPA en Californie).

Mais est-ce suffisant ? Se tourner vers des plateformes respectueuses de nos vies privées, est une autre solution. Encore méconnues du grand public, il en existe pourtant beaucoup pour proposer des alternatives aux géants de la Tech américains ou chinois : Whaller, Qwant, Mailo, Signal, Skred, ProtonMail, Mozilla Firefox, /e/, …

Utiliser ces « concurrents souverains » est une solution pour le grand public afin de se protéger, de retrouver le contrôle de sa vie numérique. Oui, réaliser ces changements va demander un peu plus de temps, va changer leurs usages, mais après tout nos libertés, fondements du Vieux continent, ne méritent-elles pas d’être défendues ?





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