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Communiqué de presse

Transports : les Franciliens se déplacent dans une jungle à civiliser d'urgence
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Alors que les nouvelles solutions de mobilité foisonnent, les habitudes des Franciliens ont peu évolué depuis plusieurs décennies en matière de trajet domicile-travail/école. C'est l'un des enseignements du premier baromètre mobilité du BCG et l'Urban Lab de My Little Paris.
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Premier baromètre mobilité du BCG et de l’Urban Lab de My Little Paris

 

Paris – le 17 septembre 2018. Alors que les nouvelles solutions de mobilité foisonnent, les habitudes des Franciliens ont peu évolué depuis plusieurs décennies en matière de trajet domicile-travail/école. C’est l’un des enseignements du premier baromètre mobilité du Boston Consulting Group (BCG) réalisé avec l’Urban Lab de My Little Paris. Les Franciliens et plus particulièrement les urbennials, ces millennials[1] qui résident en Île-de-France, continuent de plébisciter les transports en commun : métro, bus et RER sont les principaux modes empruntés malgré des problèmes récurrents de fiabilité, de confort et d’incivilité. Pour beaucoup, cette expérience quotidienne s’apparente à une véritable traversée de la jungle urbaine, parsemée d’embûches et nuisible à la bonne humeur (pour 52% des usagers du RER par exemple).

Si les offres de transport en libre-service sont bien accueillies (76% des urbennials les ayant empruntés au cours des six derniers mois), elles ne sont aujourd’hui utilisées que par 6% d’entre eux pour leurs déplacements quotidiens.

Dans ce contexte, alors que 97% disposent d’une application dédiée à la mobilité sur leur smartphone et que deux sur trois se disent prêts à embarquer à bord d'un véhicule autonome, les urbennials aspirent à la civilisation de cette jungle à travers la mise en place de mesures permettant de déployer la mobilité de demain.

 

 Les transports traditionnels restent les plus utilisés et dépriment les Franciliens

Pour beaucoup d’urbennials, les transports du quotidien s’apparentent à la traversée d’une jungle. Ce sentiment s’explique par les dysfonctionnements des réseaux, l’inconfort et l’attitude des autres voyageurs. « Je déteste le côté marée humaine, c’est insupportable pour moi, une vraie jungle où il faut se battre » fustige Sandrine, 34 ans. Prendre les transports en commun, c’est se soumettre à la loi du plus fort, un environnement inadapté aux populations les plus fragiles (femmes enceintes, personnes âgées ou à mobilité réduite). Loin d’être anecdotique, cette expérience impacte la journée des répondants. Si 32% des adeptes du vélo/scooter-boulot-dodo considèrent que leur trajet du matin influence négativement leur humeur, ce taux passe à 52% pour les usagers du RER.


En dépit de ce constat, les transports en commun traditionnels demeurent les plus utilisés pour se rendre au travail : 62% utilisent le métro, 25% le bus et 17% le RER.


Un enthousiasme vis-à-vis des nouveaux modes de transport…

Bonne nouvelle tout d’abord : 44% des urbennials ont envie de monter à bord d’un drone de passagers, 66% sont prêts à monter à bord d’un véhicule autonome et 77% à bord d’un véhicule sur la Seine.

Les urbennials sont particulièrement connectés, condition indispensable à l’utilisation des nouveaux services de mobilité. 97% d’entre eux utilisent au moins une application de mobilité sur leur smartphone, et 27% en disposent de plus de six.

 

Au-delà des modes, les urbennials sont disposés à faire évoluer leurs usages afin de profiter d’une mobilité sans rupture. La fluidité entre les modes est à ce titre un chantier primordial aux yeux de cette cible. La gratuité est quant à elle secondaire, même si les répondants se disent prêts à marcher davantage ou à changer de mode afin d’en bénéficier.


Les modes de transport en libre-service sont plébiscités le week-end : 76% des urbennials interrogées ont ainsi utilisé un transport en libre-service (VTC, vélo, trottinette, scooter) au cours des six derniers mois. Ils demeurent cependant sous-utilisés pour aller travailler puisque 6% seulement des répondants y font appel pour leur trajet quotidien. Le covoiturage est utilisé par 1% des répondants.

… qui ne répondent pas encore aux attentes 

Qu’attendent donc les urbennials pour adopter les alternatives aux transports en commun qui essaiment en ville ? Justifiant leur choix d’itinéraire par la rapidité et la fiabilité de celui-ci, ces derniers expliquent volontiers leur conservatisme par :

·        Une certaine méfiance envers l’efficacité de ces modes de transports. Une inadaptation entre la ville et ces nouvelles solutions est régulièrement pointée du doigt. Pierre, 28 ans, met en avant le comportement des Parisiens : « le problème des vélos en free-floating est que les usagers n’hésitent pas à les garer dans leur cour ». D’autres, comme Yvan, 30 ans, font part de leur envie de s’impliquer dans le changement en cours mais soulignent que c’est l’environnement qui n’est pas encore adapté : « Toutes ces nouvelles initiatives sont positives, les choses changent. Mais la ville n’est pas encore adaptée ». L’insécurité des utilisateurs des deux roues et le flou concernant certaines règles de circulation – des trottinettes par exemple – découragent certains usagers. Le Vélib’ doit quant à lui reconquérir la confiance des usagers.


·        Des offres qui demeurent moins accessibles que les transports conventionnels. Leur plus faible implantation en périphérie constitue un frein évident pour les habitants du Grand-Paris. C’est notamment le cas de Martha, 28 ans, habitante du nord de Paris : « J’essaye le vélo mais le problème est qu’il n’y a pas de Vélib à Saint-Ouen ».

 

Poser les bases d’une mobilité civilisée…


La consolidation des nouvelles offres de transport - condition sine qua non à leur intégration aux modes de transport traditionnels - doit permettre aux usagers de sortir de la jungle.

 Pour espérer conquérir le quotidien des urbennials, les nouvelles solutions doivent être porteuses d’un véritable renouveau du civisme. Cela passe par la mise en place de campagnes de sensibilisation pour lutter contre les incivilités – 82% des urbennials pointent les incivilités et la sur-fréquentation comme le principal inconvénient – ou plus largement pour l’instauration de règles de cohabitation entre les différents modes de transports : « A vélo c’est compliqué, les pistes cyclables sont constamment squattées par des voitures stationnées ou utilisées par des deux-roues motorisés en furie. » pointe Julie, 27 ans.

 

·        … et inclusive

Il convient par ailleurs de combattre les inégalités dont sont porteuses ces nouvelles technologies comme celles qui leur préexistent : 45% des urbennials qui vivent et travaillent en banlieue passent plus de 45 minutes dans les transports le matin alors que 57% des personnes vivant et travaillant à Paris consacrent moins de 30 minutes à ce trajet pendulaire. Les usages apparaissent en effet différenciés selon l’âge, la géographie et le genre. Ainsi, 31% des hommes ont utilisé un vélo partagé au cours des six derniers mois contre 17% des femmes, 11% des hommes ont utilisé un scooter partagé contre 3% des femmes. Parmi les plus de 45 ans, 38% se disent désintéressés par ces modes, un chiffre qui chute à 24% auprès des 25-45ans. De même, 30% des répondants vivant et travaillant à Paris ont utilisé un vélo partagé au cours des six derniers mois contre 14% pour les personnes vivant en banlieue. Alors que les offres se multiplient et complexifient l’expérience de l’usager (27% ont plus de six applications), une application unique devrait permettre de faciliter la navigation des urbennials. « Le concept de Mobility as a Service (MaaS) permet aux voyageurs d’accéder à l’ensemble du bouquet de mobilité en une seule application, au-delà de l’expérience et du design, il permet de sensibiliser les citoyens aux options qui leur sont offertes » souligne Joël Hazan, Directeur associé au BCG et chercheur au sein du BCG Henderson Institute. Cette fluidité pourra en outre permettre le développement de nouveaux territoires et la dynamisation de quartiers (Grand Paris Express).


·        Les entreprises, pierre angulaire de cette transformation

Pour 57% des interrogés, les efforts des entreprises pour faciliter leurs transports quotidiens sont perçus comme insuffisants ou inadaptés. Une implication plus prononcée est donc attendue par les urbennials : assouplissement de l’attribution de subventions pour les transports alternatifs, remboursement de l’abonnement Vélib’, heures de bureau souples pour éviter les heures de pointes, ou encore développement du télétravail, les pistes sont nombreuses.


·        Vers le transportainment ?

Sensibles au confort, les urbennials attendent de leur trajet qu’il soit plus qu’un simple déplacement. Ils aimeraient transformer leur commute en une agréable balade à vélo, bénéfique pour la santé aussi bien que pour l’humeur - et soutiennent donc toutes les initiatives visant à faciliter l’utilisation du vélo. Le développement d’un réseau wifi dans les transports permettrait quant à lui de rendre ce temps plus productif, d’éviter qu’il ne soit qu’une “perte de temps” comme c’est actuellement le cas par exemple pour Bastien, 28 ans.

 

Note méthodologique

Dans une démarche inédite, le Boston Consulting Group et l’Urban de My Little Paris se sont associés pour la réalisation de cette étude. Ils ont interrogé 1720 jeunes actifs urbains et franciliens en juin 2018 à travers un questionnaire, des études terrains et des tables rondes. Ces réponses permettent de publier le premier baromètre du commute en Ile-de-France.


À propos du Boston Consulting Group (BCG)

Le BCG est un cabinet international de conseil en management et le leader mondial du conseil en stratégie d'entreprise. Nous travaillons avec des clients de tous les secteurs partout dans le monde pour identifier ensemble les meilleures opportunités, les aider à affronter leurs défis et faire évoluer leurs activités. A travers une approche personnalisée, nous leur apportons notre vision de la dynamique des entreprises et des marchés ainsi que notre expertise à chaque niveau de leur organisation. Nous leur garantissons ainsi un avantage concurrentiel durable, des organisations plus performantes et des résultats pérennes. Fondé en 1963, le BCG est une entreprise privée présente dans 50 pays avec 90 bureaux. Plus d'informations sur http://www.bcg.fr/.

 

À propos de My Little Paris et son Urban Lab 

My Little Paris est un groupe media et e-commerce de 130 salariés, qui rassemble aujourd’hui une communauté de plus de 4 millions de personnes. Créée en 2008, My Little Paris s’est d’abord rapidement développé grâce au bouche- à-oreille au travers d’une newsletter sur les adresses parisiennes. En 2011, le groupe s’est spécialisé dans l’e-commerce en lançant My Little Box, des coffrets sur abonnement, puis Gambettes box, en 2012. Près de 200 000 personnes sont aujourd’hui abonnées aux box, en France et à l’étranger. En 2012, le groupe My Little Paris a lancé Merci Alfred, une marque de média lifestyle destinée aux hommes. My Little Paris a créé en 2013, l’Urban Lab, son agence de conseil, d’études et de création qui accompagne ses partenaires sur les problématiques liées à la ville et aux Parisiens.



[1]

Pour cette étude, les Millennials sont assimilés à la tranche d’âge des 25-45 ans 

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