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Communiqué de presse

Une immersion en Camargue à travers le livre Du Petit-Rhône à la Grand'Bouche
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Au programme, des anecdotes, de l'humour et une véritable plongée dans le Pays de Cocagne !

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Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche est un recueil d'anecdotes autour de la Camargue. Le dernier eigadié du Garrouyas, un chasseur de Camargue, la sauvageonne de Tourvieille sont tant de textes immersifs, empreints d'un grand humour qui font découvrir ou redécouvrir la région.


Un ouvrage qui séduira sans aucun doute les habitants de cette région, qui parviendront sans difficulté à s’identifier au récit, mais aussi les autres, qui se trouveront, dans ces histoires du Pays de Cocagne, projetés hors du temps et dans la dimension du conte. 


À propos du livre


Du Petit-Rhône à la Grand'Bouche par Alain Arnaud, aux Éditions la Compagnie Littéraire

Format 14x21 cm

Intérieur 266 pages

Illustré par Frédéric Raoux

Prix de vente 20 €

ISBN : 978-2-87683-652-5

Résumé Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche


« Des souvenirs d’enfance, des rencontres insolites, des anecdotes délicieuses où la rigidité de la langue laisse un peu de place à la poésie, le tout, enveloppé d’expressions pittoresques et de quelques perles du vocabulaire local. C’est drôle, c’est tendre, c’est parfois émouvant ». 


Avec Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche, à travers nouvelles contes et poèmes, Alain Arnaud parvient à immortaliser avec fidélité la vie rurale et l’art de vivre des habitants de la Camargue, autour d’un petit cabanon situé quelque part sur le littoral du delta du Rhône.


Extrait


À force de grandir à Faraman, entre les ruines du Mas Paulet et celles de Tourvieille, mon ami Manolo, dit Spagna, finalement avait choisi son métier.

Non, au grand désarroi de ses cousines, toutes de bonne race sang et or, Manolo ne serait pas torero, car bien que les taureaux de monsieur Yonnet ne lui fissent point peur, le sang qui coulait dans ses veines le poussait vers une autre passion.

Spagna – sobriquet, certes, révélateur – pensait sans doute que toutes gloires acquises au mépris de la vie, arrachées à des êtres gisants sur le sable vermeil, demeuraient futiles et sans honneur. C’était pour cela, peut-être par souci philosophique, qu’en fier Espagnol de bonne souche, comme son père et son grand-père, Manolo se ferait maçon.

Comme je vous le disais à l’instant, ayant des souvenances espagnoles il se voulait maçon de la plus noble espèce. Or, antithèse déroutante, plâtre et ciment ne l’avaient jamais tenté. Cependant, les métiers de la pierre depuis peu le fascinaient ; rénover, prolonger la vie des chefs-d’œuvre, quel prestige ! Là était sa véritable voie… Marteaux et burins, il œuvrerait désormais pour l’éternité de la pierre.

Coquin de sort ! Comment cette idée avait-elle pu germer dans sa tête, éclore et grandir ? Avait-il vu l’abbaye d’Hulmet ou de Franquevaux ? Peut-être Sylveréal ? Et ces messagères millénaires croulant d’indifférence sous la pierre de Beaucaire, ces décombres, qui jalonnent néanmoins notre histoire comme d’authentiques et rares témoins, l’avaient forcément convaincu. Outre cela, Spagna nourrissait un projet des plus audacieux. Ce rebelle voulait arracher Tourvieille aux mains destructrices de l’oubli.

Figurez-vous que je ne m’étais pas trompé. Un jour, sa mère nous envoya au grenier pour mettre un peu d’ordre dans nos pagailles. En fouinant dans une vieille malle délabrée, je tombai sur un grand livre tout poussiéreux qui devait nous attendre depuis des lustres. C’était l’histoire des bâtisseurs de cathédrales, lesquels semblaient s’activer hors du récit, à mesure que nous tournions les pages. Soudain, je vis dans les yeux de Manolo, luisant d’ébène, l’expression d’une imminente décision.

— Puisque les grandes personnes s’en foutent, s’énerva mon fougueux compagnon, il faudra bien que nous fassions quelque chose ! 

Quel enragé c’était ! Voilà comment, sur un coup de colère, le grand projet pour sauver Tourvieille prit corps, ainsi que cette inénarrable mésaventure.

Cette année-là, les grandes vacances avaient aligné de délicieuses journées pleines d’insouciance. Manolo était épris de ces pierres, c’était une véritable passion. Le projet qui lentement avait mûri dans sa tête touchait au but et nous nous apprêtions à la découverte de cette ancienne place forte camarguaise, construite en 1614, pour, semble-t-il, clore définitivement la porte du Rhône à ces mécréants de Barbaresques.

Jamais autant je n’avais attendu les grandes vacances. De bon matin, avec les fauvettes qui saluaient le jour nouveau, je disputais déjà aux grenouilles le droit de papoter un peu. Je rayonnais d’impatience et Manolo fin prêt s’étirait devant sa porte :

— Ho ! Tu lambines ! Grouille-toi un peu ! lui dis-je d’une voix étouffée pour ne pas tirer de leur sommeil les locataires de l’étage. 

À pas feutrés il était entré dans la remise puis « grincinancouinant » il en sortit perché sur un attelage auquel je ne m’attendais pas :

— Amoulaïré, amoulaïré! s’égosillait cet intrépide farceur.


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