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IL EST URGENT QUE LES FRANÇAIS REVOIENT L'APPRENTISSAGE DES LANGUES
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Genvrin Etienne

Les Français sont classés 22e sur 26 en Europe dans la maîtrise des langues étrangères selon une étude de l’institut Education First.

Pourtant les professeurs et les méthodes ne manquent pas. Serait-ce donc un manque de motivation ? Ou pouvons-nous raisonnablement dire que peu de méthodes arrivent à faciliter une tâche qui paraît encore trop souvent compliquée ?


"On oublie ce que c’est d’être débutant lorsque l’on atteint un bon niveau en langue"


J’ai appris durant les deux dernières années plus de 12 langues et j’en ai analysé précisément 22. Je suis à chaque fois reparti de zéro, sans professeur, et je me suis arrêté au moment où je me sentais capable de me débrouiller dans la langue que j’apprenais. Le travail que j’ai fait m’a servi non seulement à créer des techniques efficaces d’apprentissage mais surtout à comprendre en profondeur les difficultés que l’on pouvait rencontrer en tant que débutant.

Une chose a très vite été claire pour moi : on oublie ce que c’est d’être débutant lorsque l’on atteint un bon niveau dans une langue, et donc paradoxalement, il devient de plus en plus difficile d’enseigner correctement une langue à un débutant, plus on maîtrise la langue que l’on enseigne.

Pour contrer cet effet, je me suis astreint à apprendre une nouvelle langue à chaque fois que je sentais que mon niveau devenait trop « stable » ou que la langue me paraissait trop « naturelle ».

J’aimerais aujourd’hui vous faire part de mes recherches, à travers une série de 3 articles que je publierai ici de manière hebdomadaire.







L'arborescence logique


La première notion que j’aimerais aborder avec vous est la notion d’arborescence logique, il s’agit pour moi d’une notion fondamentale à comprendre lorsque l’on veut apprendre une langue efficacement.

Elle signifie que chaque élément doit permettre de comprendre plus facilement le suivant.


"Un apprentissage optimisé doit permettre de capitaliser sur ce qui a déjà été appris"


Si cette approche peut paraître logique et évidente à première vue, elle n’est pas systématiquement retenue par les méthodes d’apprentissage traditionnelles. Celles-ci enseignent d’emblée des phrases-types telles que « comment ça va ? », « où est la gare ? », « bonjour » ou « quel âge as-tu ? ». Sans doute considérées comme utiles pour l’apprenant, ces phrases ne favorisent cependant pas la compréhension de la langue en tant que telle.

Elles ne sont donc pas adaptées aux débutants qui ne maîtrisent ni suffisamment la syntaxe ni suffisamment le lexique, ce qui les forcent à les apprendre par cœur.


"L'apprentissage d'une langue ne doit pas débuter par les locutions les plus pratiques"


Enseigner « what’s your name ? » après « hello » ou « I am French », revient à enseigner « 9 x 9 » après « 9 x 2 » sans passer par « 9 x 3 » et « 9 x 4 » sous prétexte de leur moindre utilité.

De la même manière, l’apprentissage d’une langue ne doit pas débuter par les locutions les plus pratiques. Il devra au contraire proposer une construction logique et progressive, de telle sorte que chaque nouvelle connaissance puisse être mise en relation avec la précédente et former un bloc logique.







L'arborescence logique vs l'arborescence situationnelle


La construction logique dont je vous parle est à mettre en perspective avec l’approche que l’on a tendance à utiliser lorsque l’on apprend une nouvelle langue : l’approche situationnelle.

Cette approche se base sur le fait que les phrases peuvent être reliées par un contexte au lieu d’être reliées par une syntaxe. Elle permet notamment d’enseigner dans la même leçon des éléments aussi différents que « bonjour », « comment ça va ? », « quel âge as-tu ? » et « d’où viens-tu ? »


"Approcher une langue situationnellement a de nombreuses limites"


Pour bien comprendre la différence, voici, en allemand, l’exemple d’une arborescence logique par opposition à une arborescence situationnelle :

On remarque rapidement dans cet exemple que l’approche est différente à gauche et à droite :


  • À gauche, l’accent est mis sur le lien logique entre chacune des phrases apprises.

Dès que l’on apprend un élément, on se rend capable d’apprendre le suivant plus facilement. Ce faisant on se donne très vite le moyen de construire une multitude de phrases sur les schémas appris.

Finalement on s'efforce à comprendre comment la langue fonctionne plutôt qu'à comprendre quelles sont les phrases les plus utilisées.


  • À droite, l’accent est mis sur l’utilité et le lien que les phrases pourraient avoir en situation.

Chaque phrase permet de se faire comprendre dans un contexte précis et donne une sensation immédiate de savoir dire des choses. Mais cette approche a de nombreuses limites. Elle ne permet pas notamment de construire d’autres phrases, ni même de faire varier les phrases apprises.

On saura dire par exemple « mon nom est … » mais pas « son nom est … », on saura dire « comment vas-tu ? » mais pas « comment va-t-il ? ».


"Il est essentiel de créer des liens logiques entre les différentes connaissances apprises"


Très rapidement, je me suis rendu compte qu'une arborescence logique était plus facilement mémorisable et permettait d’arriver à un niveau conversationnel beaucoup plus rapidement (paradoxalement).

Au contraire, l'arborescence situationnelle demande beaucoup de mémoire et de bachotage. D’autant plus que la mémorisation des phrases n’est pas stable dans le temps, parce qu’elle ne produit pas suffisamment de liens mentaux entre les différentes connaissances.

Ce changement d’approche a été pour moi révélateur et je pense qu’il est essentiel de s’y intéresser si l’on veut optimiser nos méthodes d'apprentissage et donner rapidement confiance aux apprenants.



Comme mentionné plus haut, cet article est le premier d’une série de 3 articles consacrés à mon expérience linguistique et à la théorie linguistique que j’ai développée par la suite. Dans chaque article, je m’attarderai sur un concept clé de mon expérience, de telle sorte que la série forme à la fin un tout cohérent.

En espérant que ce format vous plaira, n’hésitez pas à prendre contact avec moi, si vous souhaitez discuter plus en détails de certains points.


Etienne Genvrin, 

Fondateur de Speekoo.com

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